La Politique du bon sens

Bienvenue sur mon blog. Tout en suivant de très prés l'actualité sociale, économique et politique de notre pays, je souhaite rassembler les idées basées sur le bon sens, l'équilibre et l'honnêteté intellectuelle des Français pour qui le bonheur des autres est plus important que l'arrivisme personnel et je crois qu'il y en a beaucoup, plus qu'on ne croit. Je suis convaincu que les valeurs morales doivent rester la base de toutes les relations humaines et qu'aujourd'hui, nous avons encore plus besoin de les défendre !

9 mai 2008

Birmanie : Encore une fois, sur les Droits de l’Homme !

Classé dans : Politique — Joël Loup @ 18:14

Le contexte :

Depuis que les militaires exercent les pleins pouvoirs en Birmanie, le général en chef des Forces armées exerce l’autorité législative et exécutive avec l’aide d’une Assemblée constituante de 485 membres en principe élus.

La junte au pouvoir muselle les médias, emprisonne les journalistes étrangers (restrictions des conditions d’attribution des visas, confiscation sur place de leur matériel, de leurs films ou cassettes, sans compter les nombreuses expulsions) et interdit toute forme d’expression dissidente. Les journalistes birmans jugés «non patriotes» pour avoir rédigé des «articles partiaux fondés sur de fausses accusations», sont détenus à la prison d’In Sein à Rangoon, lieu réputé pour les terribles conditions qui y règnent et où la torture y est une pratique courante.

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La junte au pouvoir muselle les médias, emprisonne les journalistes étrangers (restrictions des conditions d’attribution des visas, confiscation sur place de leur matériel, de leurs films ou cassettes, sans compter les nombreuses expulsions) et interdit toute forme d’expression dissidente. Les journalistes birmans jugés «non patriotes» pour avoir rédigé des «articles partiaux fondés sur de fausses accusations», sont détenus à la prison d’In Sein à Rangoon, lieu réputé pour les terribles conditions qui y règnent et où la torture y est une pratique courante.

Les militaires du SLORC répriment dans le sang (10 000 morts en 1988, des milliers depuis) les manifestations en faveur de la démocratie (Madame Aung San Suu Kyi, dirigeante de la Ligue nationale pour la démocratie et prix Nobel de la Paix en 1991, est toujours assignée à résidence après avoir été emprisonnée).

La communauté internationale reconnaît la violation des droits de l’homme en Birmanie et prend des sanctions économiques à son encontre.

  • Pour la presse internationale, la Birmanie est maintenant dirigée par une véritable narcodictature. Les dirigeants militaires birmans se sont résolument lancés dans le lucratif commerce international de la drogue, plus précisément l’héroïne, espérant ainsi rehausser le niveau de l’économie. La Birmanie est devenue le premier pays producteur d’opium et d’héroïne du monde, et fournit la moitié de la production mondiale d’héroïne. La Chine est devenue un pays de transit qui a détrôné la Thaïlande et le gouvernement de Pékin renouvelle régulièrement des ventes d’armes à la Birmanie, à des conditions financières particulièrement favorables. Les revenus de ce trafic permet au SLORC d’augmenter les effectifs de l’armée (45 % du budget de l’État est consacré à l’armée) et augmenter son pouvoir de contrôle.
  • La situation des droits linguistiques en Birmanie constitue l’un des pires exemples de ce genre dans le monde entier. En réalité, on ne peut même plus parler de droits, puisque le minimum, celui du droit à la vie, n’est même pas respecté. Amnesty International montre souvent du doigt la narcodictature qui dirige la Birmanie: violation du droit d’expression, trafic d’héroïne érigé en système politique, tortures en tout genre des personnes incarcérées, souvent sans procès, génocide et nettoyage ethnique.

Le cyclone Nargis :                                                                                                                                                L'image “http://www.modem81.com/images/stories/Actualites/cyclone_Nargis.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

  • La junte militaire n’a pas cherché à donner préventivement l’alerte ; humainement inconcevable.
  • L’agence de l’ONU pour la prévention des catastrophes a déploré mardi l’absence d’alerte précoce. « Vu le nombre de morts, cela laisse à penser qu’un système d’alerte précoce n’a pas été mis en place », a déclaré depuis Genève Brigitte Léoni, porte-parole du Secrétariat de l’ONU pour la prévention des catastrophes (SIPC). « Manifestement (en Birmanie) beaucoup de gens n’ont pas eu le temps » de partir « et de se réfugier dans des abris sécurisés », a-t-elle commenté.
  • De son côté, le service de la météorologie indienne a affirmé mardi avoir averti la Birmanie voisine quarante huit heures avant l’arrivée du cyclone Nargis.

Conséquences, plus de 100.000 morts et plus d’un million de sinistrés désormais, selon les dernières estimations. Cinq mille kilomètres carrés du pays sont encore sous les eaux, selon l’ONG Médecins sans frontières, dans ce qui est désormais une catastrophe plus importante que le tsunami de 2004 dans le sud-est asiatique.

Les secours :

La junte birmane a fermé la porte vendredi aux équipes de secours et journalistes de pays étrangers, malgré le concert d’appels internationaux pour que le pays s’ouvre à une aide massive destinée à plus d’un million de sinistrés du cyclone dévastateur Nargis.

Les militaires birmans, qui exercent un pouvoir sans partage sur l’un des pays les plus fermés au monde depuis près d’un demi-siècle, entendent gérer eux-mêmes les aides matérielles et financières promises qui se chiffrent à des millions d’euros.

« La Birmanie donne la priorité à la réception d’aides d’urgence et fait des efforts acharnés pour les faire transporter sans délai par ses propres travailleurs dans les zones affectées. La Birmanie n’est pas prête à recevoir des équipes de recherche et de secours, ainsi que des équipes de journalistes, de pays étrangers « , a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un texte publié par le quotidien officiel New Light of Myanmar.

  • Six jours après le passage meurtrier du cyclone Nargis, les militaires au pouvoir ont seulement donné hier leur feu vert pour que les ONG du monde entier apportent leur aide à la population birmane. Le premier avion des Nations Unis est arrivé à Rangoon. C’est grâce à un pont aérien que les denrées de base et les premiers soins arrivent sur le sol birman, car la junte rechigne toujours à délivrer des visas pour les travailleurs humanitaires. La méfiance règne du côté des autorités birmanes, qui craignent l’espionnage, mais aussi de la part des ONG.
  • La junte veut montrer au monde que son régime est capable de faire face à la catastrophe. Surtout, fermée à double tour, elle ne souhaite pas que des étrangers viennent espionner et fragiliser le régime militaire. Les émeutes de septembre sont proches, et la junte avait montré à cette occasion qu’elle était capable de tirer sur son peuple pour conserver le pouvoir.

Pendant ce temps, les gens meurent.


Épidémies à suivre :

Après la tempête, les épidémies de paludisme et d’autres maladies guettent. L’eau stagnante où se mêlent tronc d’arbres et cadavres depuis cinq jours est un nid à bactéries.

A suivre…

Referendum maintenu :


Malgré cette situation calamiteuse, le régime a maintenu le referendum prévu samedi sur une nouvelle Constitution pérennisant l’emprise de la junte sur le pouvoir. Le vote ne sera reporté au 24 mai que dans 47 municipalités.

Que valent des élections dans ce contexte !

RESPECT DES DROITS DE L’HOMME

Colère, indignation, révolte, …, il n’y a pas de mots pour dire ce que j’éprouve.

Qu’il est long le chemin à parcourir pour la « race humaine »!

Au jour où la Chine et le Tibet entament leurs premières « relations diplomatiques » sous la pression internationale, nous ne pouvons mesurer que très difficilement tout ce qu’il reste à faire.

Faudra-t-il encore beaucoup d’évènements comme celui-ci pour constater que nous ne voyons que la partie émergente de l’iceberg ?

Faut-il encore une fois attendre qu’ils se produisent pour agir ?

Et combien de temps va durer notre sursaut de conscience ! Vite, une autre actualité pour oublier tout ça… ?

Je me sens parfois si petit…

JLoup

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