La Politique du bon sens

Bienvenue sur mon blog. Tout en suivant de très prés l'actualité sociale, économique et politique de notre pays, je souhaite rassembler les idées basées sur le bon sens, l'équilibre et l'honnêteté intellectuelle des Français pour qui le bonheur des autres est plus important que l'arrivisme personnel et je crois qu'il y en a beaucoup, plus qu'on ne croit. Je suis convaincu que les valeurs morales doivent rester la base de toutes les relations humaines et qu'aujourd'hui, nous avons encore plus besoin de les défendre !

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3 juin 2008

Du prix du carburant : Jusqu’où doit aller notre tolérance ? Quelles solutions ?

Classé dans : Politique — Joël Loup @ 9:00

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Une réponse à “Du prix du carburant : Jusqu’où doit aller notre tolérance ? Quelles solutions ?”

  1. J Loup remercie Emmanuel pour son commentaire dit :

    J’ai lu ton article remis à jour sur la hausse du pétrole et s’il soulève des questions intéressantes, je tiens juste à porter ton attention sur quelques points…

    L’Etat, mis à part le fait de baisser les taxes TIPP, ne peut pas faire grand-chose. Ensuite, pour ce qui est des incitations aux énergies « nouvelles » et renouvelables (le pétrole et le gaz sont renouvelables ceci dit), il est dangereux et dévastateur pour le pouvoir d’achat de pousser les consommateurs dans ce chemin.

    Sans faire un exposé complet (je le ferai une autre fois) ; le rapport investissement/amortissement est plus que défavorable dans une immense majorité de cas domestiques.

    Les procédés véritablement intéressants ne sont pas proposés en revanche, et ne garantissent en aucun cas une production linéaire mais bien des compléments, ce qui se révèle extrêmement coûteux. Et pour ceux qui pourraient être amortis ; il n’y a aucune garantie qu’ils le soient un jour (lié aux aléas techniques de fiabilité et de production).

    Bon nombre de systèmes, c’est vrai, conviendraient aux collectivités ou le ratio coût/rapport grimpe en lien direct avec le besoin.

    Oui, on peut produire toutes sortes d’énergies (les biogaz par exemple issus des décompositions organiques des déchets et ordures ménagères) de compensation ou de remplacement mais à quel coût ? Nous accusons un retard de recherche inadmissible.

    Etant thermicien ; il y a un sujet sur lequel tout professionnel averti ne peut s’engager ; c’est de répondre à la question « Quelle énergie pour demain ? »

    Dur, puisqu’en terme de coût ; aucune énergie n’apporte de certitude face à la spéculation. (Pour mémoire, l’ouverture du marché Français de l’électricité impose à l’Etat de revaloriser le prix du kilowatt électrique afin que la libre concurrence puisse s’exercer en France à l’horizon 2010 : aujourd’hui, EDF vend 15% en dessous du moins cher d’Europe, et l’on estime jusqu’à 30%, la hausse nécessaire pour garantir une libre concurrence sans monopôle)

    Un exemple simple des précautions à prendre : Si l’on veut rouler moins cher, on achète diesel, c’est bien connu…
    Or, il se trouve que la consommation du moteur diesel est souvent légèrement supérieure à son homologue essence. Mais aujourd’hui, le gazole a rattrapé son retard face à l’essence et il est à présent plus coûteux de rouler en diesel qu’en essence. (à cylindrée et véhicule égal).
    D’autant plus que selon les professionnels, le gazole devrait continuer son ascension du fait de la demande et dépasser très vite le prix de l’essence..

    L’on sait également que les capteurs solaires seront prochainement taxés (d’une façon très simple puisque les crédits d’impôt versés permettent de savoir précisément qui est équipé et sur quelle surface)

    Les pompes à chaleur sont faiblement amortissables et quand à la géothermie, elle est très inadéquate sur la quasi-totalité du pays et engendre de graves problèmes environnementaux.

    Les transports en commun, corporatistes et en même temps cibles permanentes des gouvernements, ne sont pas fiables tant sur la continuité du service que sur l’information liée aux déficiences. (SNCF, gare de Gaillac : TER Rodez/Toulouse de 7H02 en retard annoncé de 10 min, puis 15, puis 20, puis 45, puis 1H20. En annonçant 1H20 au départ, les usagers ont encore un peu de temps pour se réorganiser ; tout du moins le choix…) Ce type d’évènement n’encourage pas ; malgré de bon chiffres au niveau national, à prendre le train. Surtout pour les salariés devant pointé.

    Mais ce qui est le plus mauvais dans notre pays, c’est que l’on agit dans l’urgence, sans prévoir le long terme. Et comme pour la sécu, la plupart des plans proposés ne sont que des patchs coûteux à la collectivité et dont l’avenir démontrera l’inefficacité.

    Les voitures électriques ; si elles polluent moins à l’usage sont plus polluantes à fabriquer et à recycler. Les moteurs hydrogène sont excellents mais l’hydrogène pollue lors de sa production (l’avenir sera peut-être plus porteur sur ce cas là)

    Tu parles également du Fioul ; à savoir que plus de 80% du marché domestique est surdimensionné du fait qu’aucune législation n’encadre la pose ou le remplacement d’une chaudière (pas d’étude thermique obligatoire, les professionnels se reposant sur les grossistes pour le faire et ces derniers surdimensionnement afin d’augmenter leur volume).

    Le marché de l’entretien est libre et ce faisant, 7 chaudières sur 10 sont mal réglées (la tendance est à la baisse malgré un cahier des charges non défini, laissant le professionnel seul juge. L’effet est de faire des réglages moins pointus pour écarter tout risques de pannes, y compris sur du matériel moyen et haut de gamme).

    La cause ? Des professionnels qui ne se mettent pas à jour faute de temps mais surtout faute de volonté du progrès dans une industrie où l’on privilégie encore le « simple » plutôt que l’économe/amortissable. Pour les spécialistes, l’enjeu est de passer le moins de temps possible sur une installation afin d’augmenter le volume au mépris souvent des performances.

    Reste que comme en économie, l’énergie fonctionne sur le même principe que tu as parfaitement souligné dans ton article et qui se résume en cette phrase : « le premier argent gagné est celui que l’on a pas dépensé ».

    Partant de ce fait, plutôt que l’incitation fiscale, je prône la soumission des subventions d’amélioration de l’habitat locatif à un quotient énergétique tenant compte des capacités techniques d’aujourd’hui à diminuer le besoin. Je trouve inadmissible que soient loués des logements gloutons qui de plus bénéficient d’aides fiscales et d’aides au logement, en dépit de tout civisme au profit d’une avarice croissante qui tend à amortir un logement sur 10 ans (un non sens lorsque la CAF en paye le prix mais c’est un autre débat).

    La première solution, quelque soit le sujet en matière d’énergie, c’est d’apprendre à utiliser et de responsabiliser les professionnels. Optimiser l’existant permettrait dans l’habitat entre 8 et 30% de pertes.

    En temps de crise, je ne crois pas aux fuites en avant, je ne crois pas qu’il faille se précipiter mais justement s’accrocher à la barre, optimiser ce que l’on a et investir dans une recherche de développement afin de promouvoir, la tempête passée, les solutions les plus adéquates pour l’avenir.

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