La Politique du bon sens

Bienvenue sur mon blog. Tout en suivant de très prés l'actualité sociale, économique et politique de notre pays, je souhaite rassembler les idées basées sur le bon sens, l'équilibre et l'honnêteté intellectuelle des Français pour qui le bonheur des autres est plus important que l'arrivisme personnel et je crois qu'il y en a beaucoup, plus qu'on ne croit. Je suis convaincu que les valeurs morales doivent rester la base de toutes les relations humaines et qu'aujourd'hui, nous avons encore plus besoin de les défendre !

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24 septembre 2009

La crise financière : Info ou intox – « Ce ne sont pas les choses qui sont compliquées mais les gens. Les gens simples voient les choses simplement, ce n’est ni mieux ni pire, mais c’est plus clair. »

Classé dans : Politique — Joël Loup @ 15:21

Au départ de l’histoire, il y a un petit commerçant qui demande à un ami de lui garder son argent. C’est là que commence l’histoire des banques. Lorsque les villageois voulaient mettre en sécurité leur or et leurs bijoux, ils les confiaient par exemple à l’orfèvre qui avait une chambre forte et c’est ainsi que la première banque naquit.

Le banquier se faisait donc payer pour le risque et le service rendu (Notion d’usure) et leur délivrait des certificats de dépôt ; les frais bancaires étaient nés.

Au fil du temps, le banquier s’aperçut que personne ne venait récupérer son bien et que les gens payaient parfois leurs achats avec les reçus qu’il leur avait fait. La monnaie scripturale était née. Il eut alors l’idée de prêter de l’argent, garanti par les dépôts qu’il avait dans son coffre et les reçus qu’il délivrait, et d’en retirer un profit ; les intérêts étaient nés.

Les villageois qui lui avaient confié leur argent, voyant que le banquier s’enrichissait avec leur or, lui ont demandé une part de ses profits. Le premier « livret A » était né.

Le banquier vivait donc :

  • des frais de placement et
  • de la différence entre les intérêts des placements et ceux, plus élevés des intérêts d’emprunts (pour 10 pièces d’or placées, il en rendait 11, pour 10 pièces d’or prêtées, il en demandait 12).

Ce qu’il prêtait, correspondait  encore à ce qu’il avait dans ses coffres. Puis, un jour, il eut l’idée de prêter plus que ce qu’il avait puisque personne ne pouvait vérifier ses stocks, et que ses déposants ne venaient pas retirer leur argent tous en même temps.
Que ce serait-il passé s’ils avaient tous réclamé leur or au lieu des reçus ?
Le banquier n’ayant plus assez d’or dans ses coffres, la première crise financière serait apparue.

Les banquiers ont alors accepté de respecter des limites :

  • Pour 1 pièce d’or placée, ils pouvaient prêter l’équivalent de 9 pièces (En Angleterre, en 1694, le rapport était de 2 pour 1).
  • En cas de trop forte demande de remboursement des placements, une banque centrale pouvait les aider.

C’est le point de départ de notre perte de contrôle du système bancaire.

Le système avait pour limite :

  • les stocks des autres banques et
  • celui de la banque centrale.

C’est le système de réserve fractionnelle, qui varie selon les pays. Voilà pourquoi il a fallu aujourd’hui redonner de l’argent aux banques.

Aujourd’hui un euro ne représente plus son équivalent en or, initialement placé chez le banquier.

La monnaie contrôlée par le gouvernement permet-elle de contrôler le système ?

  • La réponse est non, car ce ne sont pas les billets qui constituent l’argent, mais les écritures comptables.

  • L’argent créé par l’état ne représente que 5 % de l’argent créé.

En fait, la richesse de la banque est constituée par les promesses de remboursement des emprunteurs et les hypothèques qui leur sont liées.

Le rapport se fait donc entre :

  • l’argent nouvellement créé et
  • l’argent déjà existant.

A chaque emprunt, l’argent dette augmente. N’oublions pas que pour 1 euro prêté, la banque peut en créer 9 (voir §8). Lorsque l’emprunteur a payé son achat (voiture par exemple), le vendeur apporte le chèque à la banque. Les 9/10 de son montant permettent alors de créer de nouveaux prêts. La seule garantie en donc constituée par les 1/10 du montant de départ.

Le problème peut surgir si l’argent n’est pas apporté à la banque ; le système de prêt et de réserve fractionnelle s’enraye.

La banque doit donc avoir 10 % de plus en intérêt, qu’en prêt. Or aujourd’hui le ratio de neuf pour un est largement dépassé, allant jusqu’à 30 pour un, et parfois même n’existant pas du tout dans certains pays.

Aucune banque ne vous refuse un prêt, sous prétexte qu’elle a déjà tout prêté aux autres.

En résumé, l’argent est créé à partir des emprunts que nous faisons, c’est à dire des dettes que nous contractons. Vous comprenez pourquoi, on nous incite à consommer et surtout à emprunter.

L’argent du banquier n’existe pas ; c’est celui de nos dettes qui enrichit le système.

C’est de « l’argent-dette ». Sans dette, pas d’argent.

La vraie richesse de la banque est constituée par la différence entre :

  • les taux de l’argent placé et
  • le taux de l’argent prêté.
  • Si elle augmente le taux de l’argent prêté, les gens n’emprunteront plus et, pas d’emprunt, pas de dette et donc pas d’argent.

  • Par contre elle peut baisser le taux de l’argent placé. On comprend mieux la chute de notre pauvre « livret A ».

Le facteur important qui joue également un rôle dans le système, c’est le temps, ou plus précisément, le temps qu’il faut pour solder une dette. C’est lui qui va jouer sur le rapport entre l’argent créé et l’argent dû.

Quand la quantité d’argent augmente, il perd de sa valeur, c’est l’inflation, sauf si les réserves et le volume commercial augmentent. La croissance économique est donc indispensable.

 

Quelles questions pour quelles solutions ?

- La dette de l’état doit-elle exister, alors que l’état peut créer sa propre monnaie ?

- Ne peut-on pas créer de l’argent autrement qu’à partir des dettes ? Ne faudrait-il pas déconnecter le système de la notion d’emprunt et se baser davantage sur la circulation de l’argent.

- Jusqu’où pouvons-nous aller en matière de croissance ? Comment créer une économie durable, c’est à dire stable et non exponentielle ? Pour avoir une économie stable et donc maîtriser notre consommation : il  faudrait la limiter à nos plus stricts besoins (maîtrise de l’énergie, des ressources, développement durable,…), de plus notre population ne devrait pas augmenter pour éviter l’accroissement de la consommation,….

- Si les intérêts subsistent, pour rééquilibrer le système et éviter son emballement, ne faudrait-il pas rendre le résultat des profits à la population, par le biais d’une réduction des taxes, par exemple ?

- Il est impossible aujourd’hui de revenir à un système étalon basé sur l’or ou l’argent par exemple. Le troc peut-il  être une solution avec la possibilité d’échanger des biens contre des services et vice versa, sans prélever aucun intérêt ? Tout serait alors basé sur la confiance au détriment de l’appât du gain.

- Napoléon avait créé les grands chantiers pour augmenter la consommation et développer le commerce, mais pour cela il faudrait créer de l’argent donc une  inflation que l’on pourrait compenser par la diminution des taxes. Cette piste ne mériterait-elle pas d’être suivie quand on voit l’état de certaines routes ou batiments publics, …?

- Le ratio de 9/1 ou plus pourrait-il être diminué ?

- Ne  faudrait-il pas redonner du pouvoir à l’état en le rendant responsable de la création de la monnaie mais aussi de l’argent, au lieu de laisser cette puissance entre les mains des banquiers dont nous sommes devenus les esclaves ?

- Enfin à long terme, il paraît nécessaire de créer une monnaie internationale et d’arriver à équilibrer la valeur des choses, que ce soit des biens ou des services, à l’échelle du globe. N’y-a-t-il pas urgence à s’y préparer ?

Je ne suis pas un mondialiste, mais je sais que l’équilibre monétaire passe obligatoirement

  • par l’égalité des peuples et
  • par l’égalité des Hommes !

            Même si j’en avais pressenti les grandes lignes et compris le mécanisme, je n’aurais jamais pu les exprimer si clairement sans l’aide des documents de Monsieur Paul Grignon que je remercie chaleureusement.

JLoup

Une réponse à “La crise financière : Info ou intox – « Ce ne sont pas les choses qui sont compliquées mais les gens. Les gens simples voient les choses simplement, ce n’est ni mieux ni pire, mais c’est plus clair. »”

  1. モンクレールアウトレット店舗 dit :

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